Les Naturiales – Le blog

Le Miscanthus

Le Miscanthus, chauffage de demain ?

Méconnue cette plante herbacée est pourtant cultivée depuis trente ans en France où elle sert de biocombustible, découverte de ce végétal étonnant, respectueux de l’environnement.

D’où vient-il ?
Le miscanthus ressemble beaucoup à la canne à sucre, dominé par une houppette, il peut atteindre 4 m.

La variété cultivée en France, le miscanthus géant (Miscanthus giganteus, également appelé Eulalie ou roseau de Chine géant), a des origines lointaines. Collectée dans une île  du sud du Japon, elle est rapportée en Europe en 1936, mais ne débarque en France qu’au début des années 2000, quand des agriculteurs sont incités à arrêter la culture de la betterave à sucre au profit d’autres plantes comme le miscanthus.

Comment est-il cultivé ?
A sa base, il y a un rhizome: une sorte de racine souterraine semblable à celle du gingembre ou du bambou permettant de faire des réserves. Plantés au printemps, ces rhizomes grossissent d’année en année et donnent naissance à de multiples tiges, lesquelles sont récoltées à la fin de l’hiver quand elles sont très  sèches. Le miscanthus est ensuite réduit en petits copeaux qui peuvent être de nouveau broyés et densifiés pour obtenir des granulés ou des bûchettes destinées au chauffage.

Quels sont ses atouts ?
Ils sont nombreux. Son pouvoir calorifique est comparable à celui du bois : une tonne de miscanthus dégage autant de chaleur qu’une tonne de bois. Il a aussi une longue durée de vie (de 15 à 25 ans), et nécessite pas de fertilisants pour croître. Enfin, il possède des fonctions écologiques : il lutte contre l’érosion grâce à ses radicelles profondes, contre la pollution des eaux en captant les nitrates et contre le changement climatique car il stocke du carbone dans son rhizome.
Autre débouché : sa plantation  pourrait s’installer sur des terres peu propices aux cultures, comme les sols pollués, qui conviennent cependant à la production de biocombustibles.

A quoi sert-il ?
S’il est devenu source de chauffage, c’est encore grâce… à la betterave ! Car elle lui doit aussi son premier débouché : jouer le rôle de biocombustible pour déshydrater la pulpe de betterave à la place de combustibles issus du pétrole, générant trop  d’émissions de gaz à effet de serre.
Depuis, les granulés de miscanthus servent aussi à nourrir les chaudières collectives comme celle de la commune de Bernwiller, dans le Haut Rhin, qui alimente tous les bâtiments publics, mais aussi individuelles, comme celle du château de Vauventriers dans l’Eure et Loir.
A Tilly, dans l’Eure, une ferme de 700 m² est chauffée grâce au miscanthus planté sur site, qui sert aussi à protéger les ressources en eau.
Résultat :  8 000 € d’économies par an et 41 tonnes d’émissions de CO² évitées.

 

4 Commentaires

  1. BOURIT Xiane

    Vraiment intéressant et instructif !
    Et Patrice Fanjat est à remercier pour son action écologiste …Mais comme Renée, j’aimerais savoir s’il peut se chauffer à l’aide de ce bio combustible ?

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  2. Michèle

    Super plante et qui en plus pousse dans notre super village !

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  3. JOCELYNE

    Comme toujours bravo pour cette info

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  4. Renée Guyot

    Savez-vous ce que Patrice Fanjat fait de son champ de miscanthus?
    Merci, j’ai appris un nouveau mot aujourd’hui!

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