Les Naturiales – Le blog

Les pâquerettes

La pâquerette, littéralement « fleur de Pâques »  est également connue sous le nom de « marguerite commune » est une plante vivace stolonifère tapissante formant une rosette, originaire d’Europe et de Turquie, qui pousse spontanément dans nos régions sur les pelouses, les prairies, les chemins et les zones d’herbe rase. Elle est d’une excellente rusticité et, dans sa forme sauvage, elle est considérée comme une indésirable par les amateurs de gazon anglais.

Cette petite plante vivace, haute de 5 à 15 cm,  dont les feuilles sont vertes et arrondies, formant une rosette à la base de la plante, produit à partir de février, des fleurs solitaires de 2 à 4 cm de diamètre, formant des capitules longuement pétiolés, sortes de marguerites communes ou grandes marguerites miniatures, avec des ligules blanches parfois teintées de rose, et d’un disque jaune. La forme sauvage a donné naissance à de nombreux cultivars, le plus souvent à fleurs doubles blanches, roses, rouge carminé foncé qui sont cultivés comme des bisannuelles dans les massifs printaniers.

Comme certaines autres fleurs, la pâquerette a la particularité de se fermer la nuit ou bien pendant les averses, voire un peu avant, ce qui permet dans les campagnes de prédire la pluie légèrement à l’avance, elle s’ouvre la matin pour s’épanouir au soleil.

La floraison des pâquerettes sauvages au printemps attire de nombreux butineurs, comme les syrphes*  depuis la fin de l’hiver jusqu’en juin voire jusqu’à l’automne. Sensibles à la luminosité et à l’humidité de l’air, les capitules suivent la course du soleil et se referment le soir. Les variétés horticoles sont moins attirantes pour les butineurs.

La pâquerette a été utilisée pour soigner les contusions et les œdèmes autrefois, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Elle a plutôt rejoint la cuisine puisque la fleur est comestible, ainsi que les boutons floraux et les très jeunes feuilles : crus en salade ou cuits dans une farce par exemple.

* Souvent confondu avec la guêpe ou l’abeille du fait de ses rayures jaune et noire, le syrphe appartient à la famille des mouches. Il s’avère tout à fait inoffensif et apporte même une aide précieuse au jardinier ! Ses larves se délectent, en effet, des pucerons, véritables destructeurs de plantations.

 

 

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