Le monastère de Grande Chartreuse
Missionnés par l’évêque Hugues de Grenoble, Bruno le Chartreux et 6 autres compagnons s’installent à la fin du 11ème siècle dans un désert réputé pour son isolement.
À proximité de Saint-Pierre-de-Chartreuse, ils posent les premières pierres de ce qui deviendra le monastère de la Grande Chartreuse.
La maison comprend alors deux bâtiments :
– la maison basse : elle abrite maintenant le musée de la Grande Chartreuse à la Correrie. Elle hébergeait auparavant la Communauté des Frères, des ateliers et des dépendances.
– la maison haute : des éboulements en dessus du col de Bovinant l’auraient détruite. Elle abritait le prieur et les pères.
Une meilleure exposition et un moindre risque d’éboulements ont justifié la construction de l’actuel monastère deux kilomètres plus bas. Des rénovations progressives remettent au goût du jour la pierre, notamment au 16ème siècle. En 1920, les bâtiments sont classés en tant que monuments historiques et seule la chapelle Saint-Bruno témoigne des vestiges de l’ancienne maison haute.
À travers le Moulin des Chartreux, on retrouve une partie de l’histoire des moines. En 1733, ils construisent ce petit moulin au bord du Guiers vif, un cours d’eau. Il accueille désormais les familles dans des gîtes et des chambres d’hôtes pour des séjours chargés de symboles.
Le prieur actuel est Dom Dysmas de Lassus. Il est considéré comme ministre général de l’Ordre selon l’Ordre des Chartreux. 30 moines vivent en silence dans cet ermitage et à de très rares occasions, Dom Benoît, chargé des relations publiques, ouvre la porte du monastère.
Au milieu de cellules en bois, la pierre représente l’élément principal de construction de l’église. Les 35 cellules abritant les moines Chartreux s’insèrent dans le grand cloître, un rectangle de 216 m de long et 23 m de large.
La journée des Pères Chartreux suit un rite immuable, défini par l’Ordre des Chartreux, de 5h30 à 2h00 du matin.
Les Chartreux gèrent la production de la célèbre liqueur de Chartreuse. Jaune, verte, en élixir, elle ne cesse de gagner en réputation. Cette activité artisanale permet aux moines de gagner un revenu substantiel pour entretenir leur maison. Elle a longtemps suscité des convoitises jusqu’au 20ème siècle.



