Les Naturiales – Le blog

Le jardin médiéval (1)

Au Moyen Age, on attribue aux plantes des pouvoirs redoutables.

Outre le potager et les plantes d’ornement, les jardins du Moyen Age étaient aussi notre pharmacie actuelle. Philtres, onguents et potions, toutes ces décoctions revêtaient un caractère magique ou maléfique  pour les profanes. Les plantes y sont ordonnées en espaces cultivés, eux-mêmes limités par des bordures en branches (plessis) de saule ou d’osier tressé.

Le jardin médiéval ou jardin clos trouve son origine dans les monastères avec les moines défricheurs comme Saint Fiacre, moine irlandais devenu patron des jardiniers, réputé pour faire des miracles avec ses plantes, surtout pour ce qu’on appela le «mal de St Fiacre» plus communément appelé hémorroïdes !
Conçu de façon rigoureuse, avec des parterres carrés bordés de fascines de châtaignier ou plessis, chaque espace est chargé de symboles.

A chaque carré sa particularité :

  • Le potager qui comme son nom l’indique contient des plantes   «alimentaires» et des condiments.
  • Les utilitaires ou tinctoriales et magiques.
  • Les simples ou médicinales : les premiers jardins ne comptaient pas moins de 15 à 20 plantes pour soigner les maux de l’époque.
  • Le jardin de Marie, dont les fleurs servaient à orner chapelles et oratoires.

Avec le Moyen Age, le Jardin Clos trouve aussi sa place dans les forteresses et se développe.
Les 4 carrés sont toujours présents, souvent eux-mêmes subdivisés en 4 autres carrés. On y retrouve  :
1 – les simples ou médicinales
2 – les ornementales
3 – les aromatiques ou potagères
4 – les utilitaires et magiques

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *