Les Naturiales – Le blog

Les insectes (1)

 

La coccinelle ou bête à bon Dieu.

Insecte coléoptère.
Dans le langage courant, on appelle aussi la coccinelle « bête à bon Dieu » ou pernette, (les anciens prédisaient du beau temps lorsque la coccinelle s’envolait) mais surtout, selon une légende remontant au Moyen Âge, elle porterait bonheur. Ce surnom remonte au Xe siècle. Condamné à mort pour un meurtre commis à Paris, un homme, qui clamait son innocence, a dû son salut à la présence du petit insecte. En effet, le jour de son exécution publique, le condamné devait avoir la tête tranchée. Mais une coccinelle se posa sur son cou. Le bourreau tenta de l’enlever, mais le coléoptère revint à plusieurs reprises se placer au même endroit. Le roi Robert II (972-1031) y vit alors une intervention divine et décida de gracier l’homme. Quelques jours plus tard, le vrai meurtrier fut retrouvé. Cette histoire s’est très vite répandue et la coccinelle fut dès lors considérée comme un porte-bonheur qu’il ne fallait pas écraser.

Petite bombée rouge à points noirs, c’est moi la coccinelle certainement la star des insectes.
Mon nombre de points et ma couleur servent à m’identifier, je peux avoir  2, 5, 7 10, 14, 22 et même 24 points. Je peux être jaune, orange, noire et même poilue.
La coccinelle rouge à 7 points noirs est la plus fréquente. Elle mesure entre 3,5 et 5 millimètres et pèse environ 15 mg. Elle possède 3 paires de pattes. Le bout de la patte, appelé « tarse », a 4 segments.
Sa tête est noire et recouverte par une sorte de bouclier, le pronotum, avec deux taches blanches de chaque côté ; elle possède deux antennes courtes, en massue, et deux palpes maxillaires plus courts que les antennes. Elle pond des œufs orange sous les feuilles des végétaux pour éviter que la pluie ne les dét

Habitat : La coccinelle vit dans les jardins et dans les champs.
Elle a deux types d’habitat selon les saisons :
Pendant la saison chaude, la coccinelle vit sur les arbres, les arbustes et les herbes. C’est là qu’elle prend sa nourriture et accumule des réserves. C’est également là qu’elle se reproduit.
Pendant la saison froide, la coccinelle se met en « diapause », c’est à dire qu’elle arrête pour un temps son développement, et trouve refuge sous les pierres, sous l’écorce des arbres, dans les vieilles souches, dans la mousse, ou encore sous les feuilles de fleurs fanées.

Reproduction : La métamorphose de la coccinelle comporte quatre stades : œuf, larve, nymphe et adulte.
Au printemps, le mâle et la femelle s’accouplent. Au moment de la ponte, la femelle choisit une feuille envahie de pucerons et s’y installe pour pondre ses œufs. Elle pond entre 100 et 400 œufs de très petite taille et de couleur jaune. Au bout de 3 à 7 jours, les œufs éclosent et les larves sortent.
Ces larves sont de couleur bleu métallique et peuvent dévorer plusieurs centaines de pucerons pendant les 3 semaines que dure leur développement. Ensuite, à l’aide de fil de soie, ces larves fixent l’extrémité de leur abdomen au verso d’une feuille et restent recroquevillées et immobiles pendant 8 jours. C’est la phase de nymphose. Puis, l’adulte se libère de son enveloppe. D’abord jaune pâle, la coccinelle devient, au bout de quelques heures, rouge avec plusieurs points noirs.
En une vie, une coccinelle peut donner naissance à des milliers de larves.

Nourriture : Elle est carnivore, elle se nourrit de pucerons et de cochenilles.
Elle est une grande amie du jardiner qui l’utilise pour lutter contre les pucerons. Elle remplace les insecticides,  elle est un moyen de lutte biologique.  Sa cousine, la coccinelle asiatique est une championne dans ce domaine puisqu’elle est capable de dévorer jusqu’à 500 pucerons par jour.

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